RDC / Elections : Tensions et suspense avant la publication des résultats

RDC / Elections : Tensions et suspense avant la publication des résultats

La Ceni a amorcé, mardi soir, une série de plénières de délibération, dernière étape avant la publication des résultats provisoires.



Le suspense était total et la vie tournait au ralenti, mercredi, en République démocratique du Congo (RDC), où des Congolais attendent toujours les résultats provisoires de l'élection présidentielle du 30 décembre dernier.

Prévue initialement pour le 06 janvier, la publication des resultats a été renvoyée sine die par la commission électorale nationale et indépendante (Ceni).

Dans la capitale Kinshasa, la circulation était fluide, mercredi, alors que peu des commerces étaient ouvert, a constaté le correspondant d’Anadolu.

"Nous ne sommes pas aventurés à ouvrir nos commerces car ça s'annonce très mal. Les gens risquent de piller pendant les contestations", a déclaré Mugisho, gérant d'un magasin d'habillement dans le centre d'affaires de Kinshasa.

La rentrée académique a été renvoyée au 21 janvier en RDC par les autorités, en raison des risques élevés de violences durant "d'inévitables contestations", a récemment annoncé le ministre de l'Enseignement supérieur, Steve Mbikayi.

S'adressant au correspondant d'Anadolu, mardi soir, le rapporteur de la Ceni, Jean -Pierre Kalamba a annoncé la publication "sous 48 heures des résultats".
"Les travaux de compilation des résultats sont presque finis" a-t-il déclaré.

La Ceni a amorcé, mardi soir, une série de plénières de délibération, dernière étape avant la publication des résultats provisoires.

L’autobus de reportage de la télévision publique (RTNC) était immobilisé, mercredi, au niveau du siège de la Ceni pour "retransmettre en direct, dès que possible la publication des résultats", a déclaré un directeur des informations de cette chaîne.

Qui est le vainqueur ?
Au total, 21 candidats sont en lice, mais seuls trois ont battu campagne et sont considérés comme favoris.

La tension s’est accrue la semaine dernière dans le pays après que la réputée Eglise catholique a déclaré disposer du nom du vainqueur et menacé de contester les résultats de la Ceni, si elle publiait des résultats non conformes.

Ce vainqueur serait l'opposant Martin Fayulu, selon des diplomates rencontrés la semaine dernière par la conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco).

Cette confidence de l'Eglise a été suivie d'une salve de dénonciations dont celle de la Ceni, accusant l'épiscopat de violer la loi électorale et la Constitution.

Fayulu a par la suite revendiqué sa victoire.

L'autre opposant favori, Félix Tshisekedi, a revendiqué, lui aussi, la victoire mardi, appelant à une passation pacifique du pouvoir entre Joseph Kabila et lui.

Pilotée par Kabila, la plateforme électorale, Front commun pour le Congo (FCC) a déjà annoncé disposer des résultats plébiscitant son candidat, Emmanuel Ramazani Shadary, comme vainquer.

Devant les diplomates, lundi, le pape François a déclaré que " le respect du résultat électoral est un facteur déterminant pour une paix durable'' en RDC.

Le souverain pontife a ensuite exprimé le vœu que la RDC, plus grand pays catholique en Afrique, puisse retrouver la réconciliation qui, selon lui, "tarde depuis longtemps".

Il est à rappeler, par ailleurs, que 80 soldats américains ont été déployés au Gabon pour parer à d'éventuelles violences postélectorales en RDC, a déclaré le weekend dernier le président des Etats-Unis Donald Trump dans une lettre adressée aux dirigeants du congrès américain.

Selon Trump, les troupes ont été mobilisées pour protéger les citoyens américains et les représentations diplomatiques de son pays à Kinshasa, capitale de la RDC.

 

 

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 



Imprimer E-mail

REMARQUE ! Ce site utilise des cookies.

Si vous ne changez pas les paramètres de votre navigateur, vous êtes d'accord.

J'ai compris

S'inscrire à la Newsletter de actualite-news.com

  • [javascript protected email address]