Maroc / Abdel-Ilah Benkirane : «Mes paroles dérangent»

L'ancien Premier ministre marocain Abdel-Ilah Benkiran a déclaré lors d'un colloque que les jeunes rêvent d'un Maroc meilleur, de la stabilité de leur pays et de l'amélioration de leur vécu.

 

L'ancien Premier ministre marocain, Abdel-Ilah Benkiran, a attribué le fait qu'il se soit éloigné des projecteurs à "des raisons à la fois personnelles et partisanes" (qu’il n'explique pas), soulignant que ses propos dérangent certains (qu’il n’identifie pas).

C’est ce qui ressort d'un discours de "Benkirane" lors d'une conférence de presse, samedi, intitulée "Leadership et éducation, deux piliers d'un nouveau modèle de développement" organisée par une initiative civile, à Casablanca (Darbeida, Ouest).

Benkirane a déclaré dans son discours que les jeunes rêvent d'un meilleur Maroc, de la stabilité de leur pays et de l'amélioration de leur vécu.

Il a ajouté que "son pays est l'un des meilleurs pays arabes, compte tenu de ce que vivent actuellement ces pays".

Benkirane a souligné le besoin de confiance dans les relations des citoyens avec l'État, car "sans confiance, il ne peut y avoir d'État fort".

L'ancien Premier ministre marocain a estimé que "l'Etat ne répond pas à tous les besoins des citoyens, mais que la situation est relativement meilleure que celle prévalant dans d’autres pays".

Des cadres du Parti de la justice et du développement (dirigeant la coalition gouvernementale) avaient critiqué des déclarations accordées par Benkirane aux médias, lui intimant de ne pas s'ingérer dans les décisions du parti, afin de ne pas affecter les décisions du gouvernement en raison du statut symbolique dont il jouit auprès de ses membres.

Benkirane est un personnage clé dans l'équation politique du Royaume, puisqu'il a conduit son parti, pour la première fois de son histoire, en 2011, à remporter les élections législatives, et prendre la tête du gouvernement pour deux mandats consécutifs.

Tandis que les partis islamistes dans la région ont régressé, sous le poids des mouvements de rejet des révolutions du "printemps arabe", Benkirane a de nouveau conduit son parti à la victoire lors des élections de 2016.

Cependant, le 17 mars 2017, le monarque marocain a chargé Saâdeddine El Othmani (un autre dirigeant du parti) de former le gouvernement à la place de Benkirane, ce dernier n'ayant pas réussi à le former pendant plus de cinq mois.

Il est à noter que les déclarations de Benkirane avaient suscité la controverse dans le pays, il y a quelques mois, lorsqu'il a critiqué la loi sur la réforme de l'éducation, dont l'un des articles autorise l’enseignement de certaines matières en français.

L'ancien Premier ministre a déclaré qu'il "envisageait de quitter le parti (Justice et Développement), auquel il n'est plus honoré d’appartenir, après que le Secrétariat général du parti (la plus haute instance exécutive) ait ratifié la loi".

 

 

Khaled Majdoub, Mourad Belhaj

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


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Mots-clés: Maroc, Rabat, abdelilah benkirane, maroc politique

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