Cameroun : 42 morts dans le glissement de terrain de Bafoussam

Un précédent bilan faisait état d'une vingtaine de morts.

 

Le glissement de terrain survenu ldans la nuit de lundi à mardi dans l'ouest du Cameroun a fait au moins 42 morts, selon un nouveau bilan officiel rendu public mardi soir.

"Quarante-deux corps ont été retrouvés à la suite du glissement de terrain survenu dans la nuit de lundi à mardi dans la ville de Bafoussam, chef-lieu de la région de l’Ouest du Cameroun frappée par des pluies diluviennes", a indiqué le gouverneur de la région de l’Ouest, Awa Fonka Augustine.

Un précédent bilan officiel faisait état de 20 morts et de plusieurs disparus.

Les recherches se poursuivent pour retrouver les personnes disparues et dont le nombre est estimé à 15, a ajouté Awa Fonka Augustine.

Les chances de survie restent toutefois très faibles, selon les secouristes.

"Le sol argileux trés compacte ne laisse aucune possibilité de respirer", a expliqué le capitaine des pompiers, Sam Benguena.

Le ministère de l’Habitat et du développement urbain a annoncé, pour sa part, qu'un comité interministériel va se réunir afin d' "non seulement d’"arrêter les mesures urgentes à prendre" notamment en matière d'aménagement de la zone sinistrée.

Le glissement de terrain, survenu dans la nuit de lundi à mardi, a été provoqué par les fortes pluies qui s’abattent sur la ville depuis samedi.

Il a enseveli onze maisons dans l’arrondissement de Bafoussam.

Trois membres du gouvernement ont été dépêchés mardi sur les lieux pour exprimer la solidarité du gouvernement avec les familles des victimes.

En juillet dernier, quatre personnes sont mortes dans la même région de l’Ouest dans des glissements de terrain.

 

Cameroun : Deux policiers tués dans des affrontements avec des séparatistes à Bamenda

Des sécessionnistes anglophones ont ouvert le feu mardi sur les forces de sécurité à Bamenda, capitale du Nord-Ouest du Cameroun, faisant au moins deux morts parmi les policiers, a-t-on appris d'une source officielle locale.

Des affrontements ont opposé mardi à Bamenda des hommes armés aux forces de sécurité camerounaises, a déclaré à Anadolu le gouverneur du Nord-Ouest, Adolphe Lélé Lafrique.

Les heurts se sont soldés par la mort de deux policiers, a indiqué la même source précisant qu'un "policier a été mortellement atteint à la tête dans le quartier de Nacho à Bamenda alors qu'un autre policier, blessé au ventre, a succombé mercredi matin à l’hôpital".

Le commandant de la 5ème région militaire interarmées, le Général Aga Robinson évoque pour sa part un séparatiste tué lors des affrontements.

Depuis le début de la crise anglophone, qui s’est intensifiée en 2017, les séparatistes, s’attaquent aux forces de l’ordre et de sécurité, mais aussi aux symboles de l’administration comme les écoles et les hôpitaux, qu’ils incendient.

Mardi, une coalition de 65 organisations des droits de l’homme dont Amnesty International, ont écrit au président de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples, l'exhortant à réagir de manière "urgente" à la détérioration de la situation des droits de l'homme au Cameroun surtout dans les deux régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

"Depuis trois ans, les régions anglophones du Cameroun sont plongées dans un cycle de violence qui a coûté la vie à 3 000 personnes, obligé un demi-million de personnes à fuir leurs maisons et a causé la déscolarisation de plus de 700 000 enfants", a estimé la coalition.

Selon les derniers accords politiques issus de la médiation de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) de juin 2019, le gouvernement ne peut être limogé avant l'élection présidentielle de novembre.

Il faut aussi noter que le président du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) Domingos Simões Pereira, parti dont est issue Aristide Gomes appelle la communauté internationale faire annuler cette décision.

En rappel douze candidatures à la présidentielle du 24 Novembre ont déjà été validées par la Cour suprême.

Élu en 2014, pour un mandat de cinq ans, le président José Mario Vaz devait assurer une succession le 23 juin dernier.

Il continue, cependant, de diriger le pays mais la gestion des affaires courantes est confiée au gouvernement formé début juillet 2019 suite à une décision de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest.

Cette décision, résultant d'une confrontation de plusieurs mois entre présidence et gouvernement, risque, selon des analystes, de compromettre l’organisation de l’élection présidentielle tant attendue dans ce pays qui a connu depuis son indépendance en 1974 quatre putschs et seize tentatives de coup d'Etat.

 

 

Peter Kum, Nadia Chahed

 

 

 


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Mots-clés: Cameroun, glissement de terrain, catastrophe naturelle, afrique catastrophe, cameroun politique

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