L'opposition nigérienne crée une nouvelle «plateforme»

Coalition qui vise, notamment à exiger la tenue d’élections "crédibles, inclusives et apaisées".



Les quatre fronts de l’opposition nigérienne ont annoncé la création d’une "plateforme" en vue, entre autres, d’exiger la tenue d’élections "transparentes" en 2020 et 2021 et une "meilleure gestion de la sécurité nationale".

Cette annonce a été faite dans une déclaration conjointe publiée mardi en fin de journée par le Front démocratique et républicain (Fdr), le Front pour la restauration de la démocratie et la défense de la République (Frddr), le Front de l’opposition indépendante (Foi) et le Front patriotique (Fp).

Revenant sur les motivations de cette alliance, les fronts de l’opposition évoquent, entre autres " l'insécurité grandissante qui menace gravement l’intégrité du territoire national" et "une piètre gouvernance", caractérisée par la mauvaise gestion des fonds publics, la violation des libertés et les "velléités d’imposition d’un code électoral taillé sur mesure".

Ainsi la nouvelle plateforme exige-t-elle "la prise de dispositions urgentes pour assurer la sécurité des personnes et des biens".

Elle exige, en outre, le respect des libertés individuelles et collectives, l’égalité des citoyens devant la loi et l’adoption d’un code électoral consensuel, garantissant l’organisation d’élections crédibles, inclusives et apaisées, conformes aux standards internationaux.

Le Niger se prépare à organiser des élections locales, législatives et présidentielles en 2020 et 2021.

L’opposition et le pouvoir n’arrivent toujours pas à s’entendre sur les préparatifs des futures élections.

L’opposition continue à rejeter le code électoral qui exclut de toute compétition électorale son chef de file Hama Amadou, sur fond de sa condamnation à la peine d’un an de prison ferme dans le cadre de l’affaire dite de "trafic des bébés du Nigeria".

Elle refuse également de déléguer des représentants à la commission électorale nationale, qu'elle accuse d’être majoritairement composée de personnalités proches du pouvoir.

A l’issue de la présidentielle de 2021, le Niger devra se doter d'un nouveau président. L’actuel chef d'Etat, Issoufou Mahamadou, a promis qu’il ne se représentera pas à la fin de son second et dernier mandat constitutionnel.

 

 

Kané Illa, Nadia Chahed

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


L'ACTUALITÉ LA PLUS LUE DE LA SEMAINE


Mots-clés: Niger, élections niger, Président Niger, niger president, opposition

Imprimer E-mail

REMARQUE ! Ce site utilise des cookies.

Si vous ne changez pas les paramètres de votre navigateur, vous êtes d'accord. En savoir plus

J'ai compris

Un cookie est un petit morceau de texte envoyé sur votre navigateur par un site Web que vous visitez. Il aide le site à se rappeler des informations sur votre visite, comme votre langue préférée et d'autres paramètres. Cela peut rendre votre prochaine visite plus facile et le site plus utile pour vous. Les cookies jouent un rôle important. Sans eux, utiliser le web serait une expérience beaucoup plus frustrante.

S'inscrire à la Newsletter de actualite-news.com

  • [javascript protected email address]