Cameroun / Crise anglophone : l'UE exprime sa préoccupation de la persistance des violences

A l’occasion de la tenue du Conseil de l’UE, lundi à Bruxelles.



« De nombreuses et graves violations des droits de l'homme continuent d'être rapportées et une criminalité prédatrice s'est développée », dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, a constaté l’Union Européenne, dans un communiqué, après la tenue de la réunion mensuelle de son Conseil.

Le Conseil a relevé que l’UE reste « préoccupée et condamne avec vigueur la persistance de la violence et le niveau d'insécurité dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, notamment à l'encontre des populations civiles ».

« Le recours à la violence dans ces régions n'apportera pas de solution », « tel que relevé par la Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, de sévères exactions ont été commises, comme des arrestations et détentions arbitraires, incendies d'habitations, usage excessif de la force contre des civils et violences sexuelles », a relevé le Conseil l’UE.

Parlant du grand dialogue national, l’UE appelle à « la poursuite de ce processus afin de dégager des réponses aux attentes légitimes des populations, tout en renforçant l'inclusivité de tous les acteurs concernés tant à l’intérieur que de la diaspora, y compris les femmes, les jeunes et la société civile ».

Pour rappel, à la clôture de ce « Grand dialogue national » le 4 octobre dernier, les Camerounais et leurs partenaires espéraient une atmosphère paisible et un lendemain meilleur pour les populations anglophones.

Toutefois, les violences ont continué selon les constatations de plusieurs parties, dont le Réseau des droits humains pour l’Afrique centrale (Redhac).

« Il faut avouer que la hache de la guerre n’a pas été enterrée. Après le grand dialogue une gardienne de prison a été décapitée, des élèves kidnappés, plusieurs civils abattus et la ville morte se poursuit dans les deux régions. Le dialogue n’était pas inclusif », a souligné Maximilienne Ngo, présidente du Réseau des Droits Humains pour l’Afrique Centrale (Redhac).

A ce propos, l’ambassade des Etats-Unis au Cameroun a recommandé aux autorités camerounaises, dans un communiqué, vendredi, d’ouvrir une enquête sur le meurtre brutal d’une gardienne de prison, « sauvagement assassinée » et d’engager « les procédures conséquentes ».

La Maison Blanche espère également que « des mesures supplémentaires seront prises à la suite du dialogue national récemment conclu, en vue de la restauration de la paix dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ».

« La crise humanitaire s'en trouve aggravée, poussant davantage de personnes à l'exil, avec près de 42 000 réfugiés au Nigéria et 530 000 déplacés internes dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. La situation économique en est également fortement affectée », a regretté l’UE.

 

 

Peter Kum, Lassaad Ben Ahmed

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


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