Burkina Faso / Société civile : La présente militaire étrangère favorise le terrorisme

“Le départ de l’armée française et des autres forces militaires étrangères est une condition indispensable pour la victoire contre le terrorisme dans notre pays et dans toute la région du Sahel”, selon Gabin Korbéogo, président de l’Organisation démocratiques des jeunes ODJ, l’une des organisations de la société civile à l’initiative des journées anti-impérialistes

 

La société civile burkinabè et africaine a considéré que la présence militaire étrangère au Burkina Faso et dans les pays du Sahel est un facteur de déstabilisation favorisant la montée du terrorisme, à l’occasion de la 4e édition des journées anti-impérialistes, clôturées samedi 12 octobre 2019 à Ouagadougou.

Une vingtaine d'organisations de la société civile burkinabè, africaine et européenne ont pris part à ces journées.

Selon Gabin Korbeogo, président de l’Organisation démocratiques des jeunes “après près de 60 années de coopération militaire avec la France, nos armées sont aujourd’hui encore incapables d’assurer la sécurité de nos territoires face à des hordes de bandits”.

Gabin s'exprimait, samedi, lors de la clôture des Journées anti-impérialistes (JAI) organisées par des mouvements de la société civile dont l’ODJ, le Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP), l’Union générale des étudiants du Burkina (UGEB), du 10 au 12 octobre.

Il considère que la présence militaire étrangère au Burkina et dans le Sahel de façon générale, constitue un obstacle au développement réel ainsi qu’à l’autonomisation de nos forces armées.

« Nous devons garder à l’esprit que le départ de l’armée française et des autres forces militaires étrangères est une condition indispensable pour la victoire contre le terrorisme dans notre pays et dans toute la région du sahel », a martelé Gabin Korbeogo.

« La lutte contre le terrorisme et le terrorisme sont deux faces de la même pièce. C’est un moyen pour les pays occidentaux de créer de l’instabilité » dans la région a indiqué Médéric de l’Union des Jeunes révolutionnaires de France (AJR)

Selon Médéric, « la France est un pays impérialiste en déclin qui est en concurrence féroce avec d’autres puissances impérialistes » et est « prête à tout, pour récupérer des positions ».

Pour Bassolma Bazié, secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Burkina (CGT-B). L’insécurité dans le Sahel est “montée de toute pièces pour exploiter les peuples africains”.

Plusieurs événements ont eu lieu à l'occasion de ces journée, entre autres, un panel sur le "l'impérialisme et le terrorisme" et un meeting populaire à Ouagadougou, à défaut d'une marche interdite par les autorités locales.

Selon des manifestants s'exprimant lors de ce meeting, le terrorisme est le prétexte idéal pour l’installation de bases militaires étrangères dans les pays africains dans le but de « perpétuer des politiques impérialistes de domination et de soumission » des peuples.

Mais aussi d’exploitation des immenses richesses de la région du sahel.

Les organisateurs des Journées Anti-impérialistes et leurs invités des autres pays d’Afrique (Niger, Côte d’ivoire, Ghana, Mali, Afrique du sud, Zimbabwe) et de la France préconisent, comme perspectives, la constitution de «mouvement populaire anti-impérialiste », afin de parvenir à « un changement révolutionnaire » en faveurs des peuples africains.

Pour rappel, les manifestants se sont résolus à un simple meeting à la bourse du travail, car leur demande de marche-meeting contre la présence de bases militaires étrangères au Burkina à la place de la révolution n’a pas reçu d’avis favorable du maire de la commune de Ouagadougou Armand Beouindé, qui la trouve « inopportune » au vu de la « situation sécuritaire » du pays.

Un refus qualifié d’« anti-démocratique » et d’atteinte aux « libertés publiques » par les initiateurs des JAI.

Plusieurs médias locaux annoncent l’installation d’une base militaire française dans la zone de Djibo, ville située au nord, à 200 km de la capitale. Cette information est démentie par les autorités du pays qui évoquent une juste coopération militaire française sur la base d’accords bilatéraux entre les deux pays et ceux des opérations multidimensionnelles du G5 Sahel.

Dans sa lutte contre le terrorisme, le Burkina Faso bénéficie du soutien de soldats étrangers notamment ceux français de la force Barkhane déployée dans le Sahel avec un effectif de 4000 hommes dans le cadre d’un accord de coopération militaire.

Les Etats-Unis, disposent d’un "site de sécurité coopérative" implanté à Ouagadougou et qui offre des services de surveillance et de renseignements dans la région du Sahel

Pour rappel les régions nord et est du Burkina Faso font face, depuis début 2015, à des attaques terroristes de plus en plus fréquentes et meurtrières qui ont fait plus de 600 morts, selon un décompte non-officiel révélé, à cette occasion, par des médias locaux.

 

 

Wendyam Valentin Compaoré, Lassaad Ben Ahmed

 

 

 



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