Cameroun/Crise Anglophone: Human Rights Watch accuse l’armée d’avoir attaqué un site du Patrimoine mondial

Le 24 septembre, des militaires du Bataillon d'intervention rapide (BIR) ont attaqué et pillé la Chefferie de Bafut, dans la région du Nord-Ouest ( anglophone) selon HRW.

 

 

L'Organisation de défense des droits de l'Homme, Human Rights Watch (HRW) a accusé vendredi l'armée camerounaise d'avoir attaqué en septembre dernier un site du patrimoine mondial dans le Nord-Ouest du pays.

"Le 24 septembre, des militaires du Bataillon d'intervention rapide (BIR) ont attaqué et pillé la Chefferie de Bafut, dans la région du Nord-Ouest, inscrit depuis 2006 par l'UNESCO, l'organisme des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture, sur la Liste indicative de sites du patrimoine mondial", a précise HRW dans un communiqué publié sur son site.

L'ONG indique, par ailleurs que la Chefferie de Bafut abrite la famille du « Fon », l'autorité régionale traditionnelle.

Elle note en outre que cette chefferie, épicentre de la crise qui règne dans les régions anglophones du pays, comprend plus de 50 bâtiments disposés autour d'un sanctuaire et est entouré d'une forêt sacrée.

Au moins 10 militaires du BIR ont attaqué le palais où, selon des témoins, ils ont peut-être soupçonné que des séparatistes anglophones s’y cachaient. Ils ont tiré sur le frère du Fon, qui a été blessé, avant de piller le musée de la Chefferie et de s’emparer de plusieurs objets précieux, notamment un masque de bronze du XVIIIe siècle et des colliers en or, rapporte encore l'ONG, précisant que l'opération militaire a duré trois heures et s'est déroulée au cours d'une cérémonie traditionnelle qui réunissait plus de 200 personnes.

Ce n'est pas la première fois que les forces gouvernementales ignorent les obligations de l'UNESCO, note HRW rappelant qu'en septembre 2018, des militaires du BIR ont détruit des parties du toit de la Chefferie de Bafut, "sous le prétexte aussi de rechercher des séparatistes".

Le Fon a demandé au gouvernement, à ses partenaires internationaux et à l'UNESCO de mener une enquête indépendante sur l'attaque, rapporte la même source, estimant que le gouvernement devrait contrôler les forces du BIR et tenir les commandants de la récente agression pour responsables de leurs actes.

 



 

 

Peter Kum, Nadia Chahed

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


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Mots-clés: hrw, human rights watch, Cameroun, UNESCO, afrique unesco, crise anglophone, Human Rights Watch (HRW)

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