Burundi / Violences pré-électorales : Trois morts et plusieurs blessés

Publié par Yvan Rukundo, Nadia Chahed le . Publié dans Actualité Afrique

Les élections présidentielle et législatives se tiendront le 20 mai 2020.



 

Au moins trois personnes sont mortes en dix jours dans des affrontements entre les membres du parti au pouvoir Cndd-Fdd (Conseil National de la défense de la démocratie-Force de défense de la démocratie) et des opposants surtout ceux du parti Congrès National pour la liberté (CNL) dans différentes villes du pays, selon des sources officielles.

Remegie Ntunzwenimana, un militant du parti CNL est mort, mercredi, dans une prison de Mageyo, dans la province de Bujumbura Rural, d’après un responsable local de ce parti.

La victime a été arrêtée, dans la nuit de dimanche après les affrontements entre les militants du parti au pouvoir et ceux du CNL (dirigé par l'opposant Agathon Rwasa), a indiqué à Anadolu le même responsable qui a préféré garder l'anonymat.

Blessé et privé de soin, le militant a fini par succomber mercredi, a précisé la même source.

Des échauffourées ont éclaté, dimanche soir, entre les membres du parti Cndd-Fdd et ceux du CNL.

Un membre du parti au pouvoir a été tué, huit personnes ont été blessées et plusieurs autres arrêtées lors de ces affrontements, selon le bilan fourni par Léonidas Ntirandekura, administrateur de la commune Mubimbi.

Il y a une semaine, des militants du parti CNL sont tombés dans une embuscade, à Rutoke dans le nord du pays.

Le bilan de cette a attaque a été de un mort et huit blessés, selon Aline Manirabarusha, gouverneur de Muyinga.

L'opposition accuse les jeunes du parti au pouvoir "Imbonerakure" d’être derrière cette attaque.

Dans cette même province, des échauffourées avaient éclaté fin avril entre des jeunes du parti au pouvoir à des jeunes de l'opposition sur la colline Rukira. Le bilan de ces heurts a été de un mort et plusieurs blessés.

A l’approche de 2020, le climat devient délétère malgré les appels à l’apaisement des dirigeants.

Gaston Sindimwo, 1er vice-président de la République a appelé, jeudi dernier, tous les politiciens à éviter toute violence pré-électorale.

Un message d’ailleurs relayé par Evariste Ndayishimiye, secrétaire-général du parti au pouvoir, qui, à son tour, demandé aux jeunes et aux responsables administratifs de s’abstenir de tout acte susceptible de provoquer de la violence.

D’après le calendrier électoral, les élections présidentielle et législatives se tiendront le 20 mai 2020, tandis que les sénatoriales sont fixées au 20 juillet 2020 et celles des conseillers collinaires et des chefs de quartiers au 24 août.

Le président Pierre Nkurunziza a déjà annoncé qu’il ne sera pas candidat en 2020.

Depuis avril 2015, sa décision de briguer un 3ème mandat, jugé illégal par l’opposition et la société civile, a plongé le pays dans une crise politico-sécuritaire.




Yvan Rukundo, Nadia Chahed

 

 


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Mots-clés: Burundi, éléctions, Violences

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