RDC : trois gorilles abattus par des miliciens dans une réserve au Nord-Kivu

Les gorilles ont été abattus en "toute légitime défense", prétend le groupe armé.



Trois gorilles ont été abattus dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) par des miliciens, dont le chef fait l'objet d'un mandat d'arrêt, a-t-on appris, lundi, de sources administratives.

Trois gorilles dont deux femelles et un mâle ont été tués le 22 juillet par des miliciens de "Nduma Defense of Congo / Rénové" dans la réserve de Tayna, a indiqué dans une déclaration, Ndeya Kakungu Paluku, président du conseil d'administration de cette réserve située à proximité du parc des Virunga dans la province du Nord-Kivu.

Ces gorilles ont été tués pour être "consommées par les combattants affamés", a poursuivi la même source, dénonçant un "crime inacceptable".

Cette réserve accueille depuis plusieurs années des gorilles de plaine et autres espèces menacées d'extinction dans cette région où sévissent de nombreux groupes armés.

Elle avait été créée en 1998, à l'initiative des communautés locales dans le territoire de Lubero au Nord-Kivu.

En 2014, cette réserve qui dépend des financements extérieurs et des touristes, revendiquait quelque 500 gorilles.


Les gorilles ont été abattus en "toute légitime défense", a prétendu un responsable s'exprimant au nom du "NDC / Rénové", contacté par Anadolu, précisant que ces animaux "voulaient mettre à mort les combattants en patrouille".

Le chef de ce groupe armé congolais, Guidon Shimiray fait l'objet d'un mandat d’arrêt pour « participation à un mouvement insurrectionnel », « crime de guerre par recrutement d’enfants », et « crime contre l’humanité par viol ».

Le mandat avait été émis le 7 juin dernier par le parquet militaire du Nord-Kivu. La mission onusienne en RDC (Monusco) avait promis d'apporter son "plein soutien" pour capturer ce chef de guerre déjà sous sanctions de l’ONU, des Etats-Unis et de la France qui ont gelé ses avoirs en 2018.

Le chef de guerre est également accusé de substitution "aux autorités locales" et d’avoir pratiqué, avec ses hommes, "des exactions graves sur les populations civiles".

 

 

Pascal Mulegwa, Lassaad Ben Ahmed

Photographie : Parc National des Virunga

Archive, Agence Anadolu

 

 


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