Cameroun: six villageois massacrés par Boko Haram

Lors de plusieurs attaques, samedi et dimanche, dans l’Extrême-Nord du Cameroun.

 

Une série d'attaques attribuées à Boko Haram ont fait au moins six victimes dans l'Extrême-nord du Cameroun, au cours des deux derniers jours, a-t-on appris de sources officielles, lundi.

Les attaques ont eu lieu samedi et dimanche dans plusieurs localités proches des frontières nigériennes.

« Trois personnes ont été égorgées dans la nuit de dimanche à lundi à Kangalerie et Double, près de la frontière avec le Nigéria, voisin, par des combattants de Boko Haram », a indiqué le gouverneur de l’Extrême-Nord, Bakari Midjiyawa.

D’après l’autorité régionale, les villageois massacrés sont des membres des comités de vigilance camerounais qui aident l’armée au quotidien à combattre efficacement le terrorisme de Boko Haram.

« Il s’agit certainement d’un règlement de compte », a-t-il estimé.

Dans deux autres incursions menées samedi soir à Limani dans le département du Logon-et-Chari près du Lac Tchad, le général Boubaba Dobekréo, commandant du secteur 1 de la Force mixte multinationale (FMM) indique que trois autres personnes ont également été tuées.

« Un cultivateur et deux commerçants qui étaient sortis du village, n'ont pas rentré. Ils ont été égorgés et nous avons retrouvé leurs corps baignant dans le sang, plusieurs heures après », souligne le général Bouba.

Depuis plusieurs semaines, le bilan des attaques de Boko Haram est particulièrement sanglant dans la zone du Lac Tchad notamment au Nigéria où le groupe terroriste est né en 2009.

Selon le Général Bouba, une autre attaque de Boko Haram, samedi, contre des participants à une cérémonie de funérailles, d'un village proche de Maiduguri dans le nord-est du Nigeria, a fait « 65 morts et 10 blessées ».

Boko Haram mène depuis 2009 une insurrection sanglante dans le nord-est du Nigeria, son pays d'origine.

Le groupe terroriste armé, qui sévit aussi au Niger, au Tchad et au Cameroun, utilise le kidnapping comme principal mode de recrutement.

Affilié à Daech depuis mars 2015, Boko Haram mène une lutte armée dans toute la région du Lac Tchad.

Affaibli, Boko Haram qui signifie «l'éducation occidentale est un péché» en dialecte haoussa, possède encore une évidente force de frappe.

 

 

Lassaad Ben Ahmed

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


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Mots-clés: Cameroun, Boko Haram, Lac Tchad, Boko Haram Cameroun

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