Cameroun / Crise anglophone : les corps de deux militaires repêchés dans un fleuve

Après cinq jours de recherches, six autres sont encore portés disparus.




Les corps de deux militaires camerounais de la Brigade d’intervention rapide (BIR-Delta) ont été repêchés par des équipes de recherche et de sauvetage de l’armée camerounaise dans le fleuve Ekpambiri situé à proximité du Nigéria dans la région anglophone du Sud-Ouest, a-t-on appris lundi de source militaire.

D’après une note d’information signée par le lieutenant-colonel Anba Lazare, commandant de l’opération Delta de lutte contre les séparatistes dans le Sud-Ouest, « une embarcation flying boat » ayant à bord « 13 militaires » du BIR-Delta, qui effectuaient « une mission de relève du détachement », a été attaquée dans les eaux, le 3 juillet, dans la localité dite Ekpambiri.

L’attaque a été perpétrée par « une bande de sécessionnistes évalués à une trentaine d’hommes armés de fusils automatiques et de chasse » qui ont tiré sur l’embarcation de l’armée camerounaise.

Le bilan provisoire faisait état de «10 militaires portés disparus et 3 rescapés ».

Jeudi, deux des dix militaires portés disparus, ont été retrouvé vivants par une équipe de sauvetage.

Le 7 juillet, les opérations de recherche et de sauvetage par voie aérienne et maritime ont permis de repêcher les corps de deux militaires dans le fleuve.

Six autres militaires restent introuvables après cinq jours de recherches.

Le corps spécialisé de BIR-Delta de l’armée camerounaise opère dans les eaux camerounaises dans le cadre de la lutte contre la piraterie maritime.

Il participe aussi aux actions civilo-militaires dans l’aménagement de la presqu’île de Bakassi et dans la lutte contre des sécessionnistes installés sur les fleuves qui relient le Cameroun au Nigéria.

Depuis fin 2016, une grave crise secoue les deux régions anglophones du Cameroun, situées dans le Nord-Ouest et Sud-Ouest.

Les tensions avaient commencé par la grève d’avocats et enseignants anglophones avant de s’enliser dans des affrontements meurtriers entre des sécessionnistes et l’armée camerounaise, faisant des milliers de morts et déplacés selon des ONG.

Jusque-là, tous appels au dialogue par la communauté internationale, sont restés lettre morte.

Selon un rapport publié en mai 2019 par l’International Crisis Group (ICG), en vingt mois, ce conflit a fait 1 850 morts et 530 000 déplacés internes et des dizaines de réfugiés.

 

 

Peter Kum, Lassaad Ben Ahmed

 

 

 


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Mots-clés: Cameroun, crise anglophone

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