Vague d’indignation après l’attaque d’un camp pour migrants en Libye

L’Union Européenne a condamné, mercredi dans un communiqué, «l’horrible attaque» qui a visé un camp de réfugiés près de la capitale libyenne, Tripoli.

 

 

Les réactions ont afflué tout au long de la journée de la part de différentes institutions telles que l’Union Européenne, l’Union Africaine ou encore de la diplomatie française et turque.

«L'Union européenne s'associe à l'appel lancé à l'ONU pour qu'elle mène immédiatement une enquête sur les auteurs de cette attaque horrible», a fait savoir la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini.

Elle estime que «l’attaque choquante et tragique d'un centre de détention à Tripoli nous rappelle le coût humain du conflit en Libye ainsi que la situation désastreuse et vulnérable des migrants pris dans la spirale de la violence dans ce pays».

Cette attaque «démontre une fois de plus la nécessité d'un cessez-le-feu dans le conflit libyen», a-t-elle souligné dans le même communiqué.

La diplomatie française a également réagi en « condamnant les frappes qui ont touché, pour la deuxième fois depuis le début de l’offensive à Tripoli, le centre de migrants de Tadjourah et qui ont cette fois causé la mort de plus de 40 migrants et en ont blessé plus d’une centaine ».

Paris « appelle à nouveau les parties à une désescalade immédiate et à la cessation des combats » et « demande, parallèlement, le retour rapide au processus politique sous les auspices des Nations unies ».

Enfin l’Union Africaine, présidée par Moussa Faki « a condamné fermement la frappe aérienne en Libye qui a touché un centre de détention, tuant plus de 40 civils innocents, tous des migrants ».

Le président tchadien, Idriss Déby, « a également appelé à une enquête indépendante pour la traduction des responsables du meurtre horrible de ces civils en justice » et « réitère son appel pour un cessez-le-feu immédiat et pour que les parties (au conflit) assurent la protection et la sûreté des civils, surtout des migrants pris au piège dans des centres de détention ».

Quelques heures plus tôt, le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères, Hami Aksoy, a dénoncé l'attaque aérienne menée par les forces de Khalifa Haftar contre un camp de détention de migrants à Tadjourah, dans l’est de Tripoli.


 

Fawzia Azzouz, Mona Saanouni

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 

 


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Mots-clés: attaque, réfugiés, Libye

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