Burundi / Fête de l’indépendance : l’opposition exprime une « immense détresse »

Le Burundi a accédé à son indépendance le 1er juillet 1962, après de 59 ans de domination étrangère.

 

Le Burundi célèbre, lundi son 57ème anniversaire de l’indépendance, une occasion saisie par l’opposition pour exprimer « une immense détresse ».

« Les quelques progrès que le Burundi a enregistré pour panser les plaies d’un passé post-indépendance douloureux ont été anéantis par le régime du président Nkurunziza », a déploré le Mouvement pour la Solidarité et la démocratie (MSD) de l’opposant Alexis Sinduhije dans un communiqué émis depuis son exil, lundi.

Le parti Cndd (Conseil national pour la défense de la démocratie) de l’opposant Léonard Nyangoma, lui aussi en exil, abonde dans le même sens : « On ne peut pas parler d’indépendance lorsque la majorité de la population ne parvient pas à manger deux fois par jour, lorsque des maladies comme la malaria, le choléra… touchent une partie de la population, etc.»

L’opposant évoque, par ailleurs, un taux élevé de chômage, des bas salaires chez les fonctionnaires de l’Etat, des cas d’insécurité, de l’intimidation, de l’intolérance politique et des milliers des réfugiés Burundais.

D’un autre côté, le parti au pouvoir, le Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie (Cndd-Fdd) fait un constat différent.

« Lors des 57 ans d’indépendance, les Burundais ont pris la destinée de leur pays en main », analyse Evariste Ndayishimiye, secrétaire général de ce parti.

Selon lui, les Burundais élisent eux-mêmes leurs dirigeants.

S’exprimant sur les crises qu’a connues le Burundi durant cette période, Ndayishimiye évoque une ingérence étrangère.

« Les colonisateurs n’ont pas été contents de quitter le Burundi. C’est pourquoi, ils cherchent toujours à semer le trouble dans le pays. Heureusement que les Burundais sont adultes et veillent sur leur indépendance.» Et de se réjouir que le Burundi dispose aujourd’hui ses propres forces de l’ordre et de sécurité appréciées même internationalement.

Dimanche, le président Nkurunziza, lors de son discours à la Nation a rappelé que les élections de 2020 sont financées à 100% par les Burundais.

Et de mentionner qu’ils sont, en outre, aujourd’hui, capables de se doter des textes et documents tels la Constitution, le Plan National de développement (2018-2027), sans aide d'experts étrangers. « Tout cela montre que le Burundi est réellement indépendant », a-t-il souligné.

Côté développement socio-économique, le président Nkurunziza cite des routes, des entreprises, des écoles, des hôpitaux, qui ont été construits durant ces 57 ans d’indépendance.

Pour rappel, le Burundi a accédé à son indépendance, le 1er juillet 1962, après 59 ans de domination étrangère.

Cette célébration intervient, plus de trois ans après le déclenchement de la crise politico-sécuritaire provoquée par la décision du président Nkurunziza de briguer un 3ème mandat, jugé illégal et contesté par l’opposition, la société civile et une partie de son propre camp.

Des violences nées des contestations ont fait plus d’un millier de morts et poussé plus de 346 mille personnes à l’exil selon le dernier rapport de l’agence de l’ONU pour les réfugiés (UNHCR), publié le 30 avril 2019.

 

 

 

 

 


L'ACTUALITÉ LA PLUS LUE DE LA SEMAINE


Mots-clés: Burundi, indépendance

Imprimer E-mail

REMARQUE ! Ce site utilise des cookies.

Si vous ne changez pas les paramètres de votre navigateur, vous êtes d'accord.

J'ai compris

S'inscrire à la Newsletter de actualite-news.com

  • [javascript protected email address]