Gabon: Un nouveau gouvernement plus restreint

La nouvelle équipe gouvernementale dévoilée compte aujourd’hui 28 ministres au lieu de 36. Le nombre de femmes ministres est passé de 11 à 6.

 

Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, a procédé lundi à un remaniement de son gouvernement, ont rapporté des médias locaux et étrangers.

La composition de la nouvelle équipe gouvernementale a été annoncée lundi dans un décret présidentiel, précise l’hebdomadaire Jeune Afrique, soulignant que ce remaniement survient quelques semaines après la révélation du "kevazingogate", un trafic de bois précieux qui a entraîné un scandale politique au Gabon.

Ali Bongo Ondimba avait annoncé samedi avoir demandé à son Premier ministre, Julien Nkoghe Bekale, de former un nouveau gouvernement "plus restreint, constitué de femmes et d’hommes prêts à donner la priorité à l’intérêt général et capables de faire preuve d’exemplarité", rappelle le média panafricain.

"Le ménage doit être fait au sein de notre classe politique, au sein de laquelle le mot “éthique” doit résonner avec force", avait déclaré le président gabonais, cité par la même source qui précise que la nouvelle équipe gouvernementale dévoilée compte aujourd’hui 28 ministres au lieu de 36. Le nombre de femmes ministres est passé de 11 à 6.

Parmi les changements notables, le directeur de l’Agence nationale des parcs nationaux du Gabon, un Britannique naturalisé Gabonais, Lee White, devient ministre de la Forêt, de la mer, de l’environnement, chargé du plan climat, indique encore Jeune Afrique. Un poste auparavant occupé par Guy Bertrand Mapangou, limogé le 21 mai dernier dans le sillage du "kévazingogate".

Le nouveau gouvernement compte également un nouveau poste ministériel, celui "de la promotion de la bonne gouvernance, de la lutte contre la corruption", précise la même source.

Fin février et début mars, près de 5 000 mètres cube de kévazingo, une essence rare interdite d’exploitation au Gabon et d’une valeur d’environ 7 millions d’euros, avaient été découverts dans deux sites d’entreposage appartenant à des sociétés chinoises, au port d’Owendo, à Libreville, rappelle le même média.

Et de poursuivre qu'une partie du kévazingo était chargée dans des conteneurs sur lesquels figurait le tampon du ministère des Eaux et Forêts indiquant une cargaison d’okoumé, une essence de bois dont l’exploitation est autorisée. Mais le 30 avril, 353 de ces conteneurs, placés sous l’autorité de la justice, s’étaient mystérieusement volatilisés.

Deux cents conteneurs ont par la suite été retrouvés dans les entrepôts de deux entreprises différentes, au port d’Owendo. Plusieurs hauts responsables de l’administration gabonaise sont soupçonnés d’être impliqués dans ce trafic.

 

 

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 



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