Cameroun / Crise anglophone: 530 mille personnes déplacées depuis 2016 (MSF)

Publié par Peter Kum, Nadia Chahed le . Publié dans Actualité Afrique

Au cours de la dernière année, l'ONG a documenté 61 attaques contre des établissements de santé et 39 attaques contre des professionnels de la santé.

 

 

Depuis 2016, la violence croissante entre les séparatistes anglophones et les forces du gouvernement central dans le nord-ouest et le sud-ouest du Cameroun a déraciné 530 000 personnes de leurs foyers, indique l'organisation médecins sans frontières( MSF) dans un communiqué où elle revient sur la crise anglophone et ses répercussions humanitaires et sociales.

"Face aux attaques, aux violences physiques et sexuelles, aux menaces, aux enlèvements, aux meurtres et aux incendies de villages, beaucoup de personnes se sont réfugiées dans des zones rurales où elles vivent dans des conditions extrêmement pauvres, alors que d'autres ont été forcés de déménager dans d'autres villes où elles vivent dans la rue ou dans des familles d'accueil dans des lieux surpeuplés et insalubres", indique MSF.

Les déplacements provoqués par les violences ont entraîné des besoins humanitaires importants dans les deux régions, laissant les populations dans le besoin urgent d’être secourues, poursuit l'ONG, précisant que de nombreuses personnes ont également vécu des événements traumatisants.

En raison de la grave insécurité et des restrictions imposées aux déplacements, certaines parties des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun sont totalement inaccessibles pour les organisations humanitaires internationales, laissant un grand nombre de personnes déplacées dans les zones rurales sans aucune assistance, ajoute MSF.

L'ONG déplore, en outre, les attaques contre les installations médicales et les agents de santédans le nord-ouest et le sud-ouest du Cameroun.

Notant que "ces attaques aveugles au début,sont devenues intentionnelles", elle souligne que "les hôpitaux sont délibérément attaqués ou occupés, les ambulances sont bloquées et le personnel médical est menacé, enlevé, soumis à la violence ou tué".

Elle précise, à ce propos, qu'au cours de la dernière année, "ses équipes ont documenté 61 attaques contre des établissements de santé et 39 attaques contre des professionnels de la santé".

 

 

 

 

 


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