Soudan : le bras de fer se poursuit

Dans la soirée de jeudi, des milliers de soudanais ont afflué vers le siège du commandement général de l’Armée pour se joindre à un sit-in.

Les Forces de la Liberté et du Changement au Soudan ont indiqué vendredi que des individus ont tenté d'enlever les barricades devant le siège du commandement général de l’armée à Khartoum.

Elles ont ajouté dans un communiqué que ces tentatives ont été mises en échec grâce aux « efforts conjoints des manifestants et au caractère pacifique du sit-in ».

Les Forces de la Liberté et du Changement ont, ainsi, appelé les soudanais à se joindre aux manifestants devant le siège du commandement général de l’armée soudanaise à Khartoum et à les protéger.

Elles ont également mis en garde le Conseil militaire contre toute agression ou violation du périmètre du sit-in. Le conseil militaire n’a pas pour le moment réagi au communiqué des Forces de la Déclaration de la Liberté et du Changement.

Dans la soirée de jeudi, des milliers de soudanais ont afflué vers le siège du commandement général de l’Armée pour se joindre au sit-in.

Le président du Conseil militaire soudanais, Abdel Fattah al-Burhan, a annoncé la suspension des négociations avec les "Forces de la Liberté et du Changement" pendant 72 heures, qui serviront à dégager les voies et à enlever les barricades.

Des témoins oculaires ont affirmé que les manifestants ont commencé, mercredi, à enlever les barricades au niveau des principales voies en réponse à l’appel des Forces de la Liberté et du Changement.

Yasser Al Ata, membre du Conseil militaire de transition au Soudan a déclaré, à l’aube mercredi, que le Conseil militaire et les Forces de la Liberté et du Changement sont parvenus à un accord sur "les organes du pouvoir au cours de la transition".

Les Forces de la Liberté et du Changement ont, par ailleurs, annoncé le report sine die d’une réunion avec le Conseil militaire de transition, prévue initialement mercredi.

Des milliers de Soudanais manifestent depuis le 6 avril devant le siège du Commandement de l’armée à Khartoum. Un mouvement de protestation qui a engendré le blocage de plusieurs artères de la capitale.

Le 11 avril 2019, Omar el-Béchir, a été destitué de la présidence par l’armée soudanaise, après 30 ans au pouvoir. Cette destitution est survenue à la suite de protestations populaires qui se sont poursuivent depuis la fin de l’année écoulée.

L’armée a formé un Conseil militaire de transition pour gérer l'État soudanais pour une période de deux ans. L'opposition, menée par le Rassemblement des professionnels soudanais, réclame la formation d'un Gouvernement civil de transition.

 

 

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


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