Algérie : plusieurs ministres et cadres de l’Etat devant la justice

Plusieurs ministres et cadres de l’Etat algériens comparaissaient jeudi devant le tribunal de Sidi-M’hamed, à Alger, dans le cadre d’une enquête visant l’ancien patron du forum des chefs d’entreprises (FCE), Ali Haddad, en prison depuis fin mars dernier, ont annoncé plusieurs chaines de télévisions.

 

Selon ces sources, les deux anciens ministres, Ahmed Ouyahia (Août 2017- Mars 2019) et Abdelmalek Sellal (septembre 2012-Mai 2017), d’anciens ministres et deux ex gouverneurs dont celui d’Alger, Abdelkader Zoukh, sont entendus dans le cadre de poursuites pour "corruption" qui cible le patron du plus grand groupe des travaux publics dans le pays.

Selon la chaîne Ennahar, Ali Haddad, entendu une première fois par le tribunal de Bir Mourad Rais sur des « affaires de corruption, de dilapidation de deniers publics et de détournements de biens publics » a cité une soixantaine de responsables.

Deux autres ministres devront être entendus dans les prochains jours dans le cadre de la même affaire, actuellement jouissant de l’immunité parlementaire, ajoute la même source.

Incarcéré le 03 avril dernier à la prison d’El Harrach, banlieue est d’Alger, Ali Haddad, très proche de Said Bouteflika, jeune frère de l’ancien président déchu, lui aussi en prison à la prison militaire de Blida (50 km Sud d’Alger) a été arrêté le 31 Mars dernier au poste frontalier Oum Tboul, près de la frontière tunisienne. Il avait tenté de quitter l’Algérie malgré une interdiction de sortie du territoire qui le concernait ainsi qu’une dizaine d’autres d’hommes d’affaires et de chefs d’entreprises.

Il a été incarcéré pour deux infractions : possession de deux passeports algériens et non-déclaration de devises, selon ses avocats cités par la presse.

Par ailleurs, les frères Kouninef, Karim, Noah et Reda, à la tête du groupe KouGC, leader dans l’hydraulique mais opérant également dans le bâtiment, les travaux publics, l’agro-alimentaire et la téléphone mobile, réputés très proches de la famille Bouteflika, en prison depuis le 24 avril pour affaire de « corruption », comparaissent également jeudi devant le tribunal de Sidi M’Hamed, selon les mêmes sources.

Ces interpellations interviennent dans la foulée d’un mouvement inédit des Algériens qui réclament depuis le 22 février un changement radical du système.

Entre autres réclamations des Algériens, le jugement de toutes les personnes impliquées dans la corruption.


 

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 



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