Niger : célébration de la «journée de la concorde nationale»

Le président Issoufou Mahamadou a souhaité que l’événement renforce l’unité et la cohésion de ses concitoyens.

Le Niger a célébré, mercredi, la «journée de la concorde nationale » instituée en 1995, suite à un conflit armé dans le nord du pays.

A cette occasion le président nigérien Issoufou Mahamadou a souhaité, dans un message posté sur les réseaux sociaux, que cette célébration soit pour ses concitoyens «une occasion pour renforcer l’unité nationale et la cohésion sociale».

Par ailleurs, plusieurs activités culturelles et des conférences publiques ont eu lieu à Niamey et dans d’autres villes du Niger dans le cadre de la célébration de la 24ème édition de cette journée.

Dans un communiqué publié mardi à la télévision nationale, le ministère de l’Emploi a rappelé que cette journée est «chômée, fériée et payée» dans l’administration publique et privée.

Le média gouvernemental a aussi indiqué que le premier ministre Brigi Rafini devrait présider une cérémonie officielle consacrée à cette journée dans la ville de Tchintabaraden, dans le nord du Niger.

Estimant ne pas profiter d’importantes ressources uranifères dont regorge leur région, des autochtones du nord du Niger avaient créé des mouvements de rébellion qui ont mené de nombreuses attaques contre l’armée nigérienne et dont la revendication principale portait sur le fédéralisme.

Suite à une médiation menée par la France, l’Algérie et le Burkina Faso, entre autres, le gouvernement nigérien et les différents groupes armés ont parvenus à un accord de paix.

En lieu et place du fédéralisme prôné par les mouvements armés, les deux parties ont convenu d’instaurer la décentralisation.

En outre, les ex-combattants des mouvements armés ont été réinsérés dans les forces de défense et de sécurité nationales et un plan de développement socio-économique des zones du nord a été mis en œuvre.

Le gouvernement nigérien et les mouvements armés ont organisé, le 25 septembre 2000, une manifestation qu’ils ont baptisée «flamme de la paix» à Agadez, la capitale régionale, au cours de laquelle des armes de divers calibres ont été incinérées.

 

 

 

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


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