Gaïd Salah : Certaines parties refusent le dialogue pour entrainer le pays vers le vide constitutionnel

Le Chef d’état-major de l’armée algérienne a indiqué, dans un discours prononcé devant des dirigeants militaires à Blida : - Nous œuvrons sereinement et avec patience à démanteler les bombes à retardement qu’ont implantées ces corrompus et corrupteurs - Nous sommes parvenus à des informations faisant état d'un plan malveillant pour mener le pays à l’impasse

Le Chef d’état-major de l’armée algérienne, Ahmed Gaïd Salah, a considéré, mardi, que certaines parties « obstinées » refusent le dialogue, en vue d’entrainer le pays vers le vide constitutionnel.

C’est ce qui ressort d’un discours prononcé par Gaïd Salah devant des dirigeants militaires, lors d’une visite effectuée en première région militaire à Blida (sud de la capitale Alger).

Un communiqué publié par le ministère de la Défense, citant Gaïd Salah, indique que « certaines voix refusent toutes les initiatives et boycottent toutes les démarches, y compris l’initiative de dialogue qui est censée être valorisée, notamment dans ces circonstances particulières que vit notre pays".

Et Gaïd Salah de poursuivre qu’ « il faut exploiter toutes les opportunités pour aboutir à une convergence des visions et un rapprochement des points à même de permettre d'aboutir à une solution, voire plusieurs, à la crise dans les plus brefs délais, car si la situation perdure davantage elle aura des conséquences néfastes sur l’économie nationale ».

« Les voix et les positions obstinées visent à entrainer le pays vers le piège du vide constitutionnel et le faire entrer dans la spirale de la violence et de l’anarchie, ce que refuse catégoriquement, à la fois, tout citoyen dévoué à sa patrie et l’Armée nationale populaire », a souligné le Chef d’état-major de l’armée algérienne, dans le même ordre d’idées.

Il a ajouté qu’« à tous ceux-là nous dirons que le peuple algérien est souverain dans ses décisions, et c’est à lui qu'il appartient de trancher la question lors de l’élection du nouveau président de la République, qui aura la légitimité requise pour satisfaire le reste des revendications populaires légitimes ».

Il convient de noter que la plupart des partis algériens ont boycotté les concertations auxquelles a appelé le président algérien provisoire, Abdelkader Ben Salah, sous prétexte qu’ils refusent la tutelle des symboles du système de l’ex président, Abdelaziz Boutaflika, sur la phase transitionnelle.

Ces concertations visent à trouver les mécanismes de mise en place d’une Autorité indépendante pour contrôler l’élection présidentielle, prévue pour le 4 juillet prochain.

Gaïd Salah a, entre autres, mis en garde, dans son discours, contre « ce phénomène étrange qui consiste à l’incitation à entraver l’action des institutions de l’Etat et d’empêcher les responsables d’accomplir leurs missions », faisant allusion à l’empêchement de plusieurs ministres et responsables d’effectuer leurs visites de terrain.

Il a appelé, dans le même contexte, à « ne pas tomber dans le piège de la généralisation et de se garder de faire des préjugés concernant l’intégrité et le dévouement des cadres de l’Etat, qui comptent parmi eux, beaucoup de cadres honnêtes, intègres et loyaux, qui veillent à garantir la continuité des institutions de l’Etat ».

Le dirigeant militaire a, d’autre part, valorisé la réactivité de la justice quant à son appel à l’ouverture d’une enquête sur des dossiers de corruption à l’époque de l’ex président.

« Nous sommes parvenus à des informations faisant état d'un plan malveillant pour mener le pays à l’impasse", dont les prémices remontent à 2015, lorsque les visées du complot ont été révélées », a ajouté Gaïd Salah, sans préciser les parties impliquées dans ce complot.

Et de poursuivre que « Nous œuvrons sereinement et avec patience à démanteler les bombes à retardement qu’ont implantées ces corrompus et corrupteurs dans les différents secteurs et structures vitales de l’Etat".

Il a assuré, dans le même ordre d’idées, que "ces secteurs seront assainis grâce à la réunion des efforts de toutes les personnes de bonne foi, ainsi qu'à la conscience du peuple algérien jaloux pour sa patrie ».

Le Chef d’état-major a également souligné que l’Algérie a toujours été visée par des complots, dont le but est de la déstabiliser et de menacer sa sécurité, et ce, en raison de ses positions invariables et refusant les manipulations.

 

Abderrazak Ben Abdallah, Mona Saanouni

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 



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