Tunisie : Jhinaoui et Salamé discutent des «développements dangereux» en Libye

Le MAE tunisien : "La poursuite de la guerre et les affrontements militaires en Libye auront de mauvaises répercussions, non seulement à Tripoli, mais dans toute la région" L’émissaire onusien : "Quels que soient les efforts déployés par la communauté internationale, elle aura toujours besoin d'une bonne volonté libyenne pour mettre fin à la guerre".

Le ministre tunisien des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, a discuté, lundi, avec l’émissaire de l’ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, des «développements dangereux» survenus dernièrement en Libye.

C’est ce qui ressort d’une déclaration de Jhinaoui, à l’issue de sa réunion avec Salamé au siège du ministère tunisien des Affaires étrangères, lundi à Tunis.

Jhinaoui a ajouté qu’il a échangé avec l’émissaire onusien concernant les événements en Libye.

Les discussions ont porté sur les grands efforts déployés par Salamé pour un cessez-le-feu en Libye et la reprise du processus politique, a précisé le ministre tunisien.

Ce dernier a également souligné qu’ « il n’existe aucune solution militaire et que le seul moyen pour rétablir la sécurité et la stabilité en Libye est d’opter pour la solution politique, à travers le dialogue ».

Et Jhinaoui d’ajouter que « la Tunisie s’entretient avec les différentes parties libyennes, que ce soit à Tripoli ou avec le général à la retraite, Khalifa Haftar ».

Le ministre tunisien a, d’autre part, mis en garde contre les mauvaises répercussions du maintien de la guerre et des affrontements militaires, non seulement à Tripoli, mais dans toute la région.

Il a souligné, dans le même ordre d’idées, que le rétablissement de la situation est dans l’intérêt de la Tunisie et que ceci revient principalement au rôle de l’ONU, capable seule d’orienter le peuple libyen vers la solution politique et de lui permettre de regagner sa stabilité comme tous les peuples.

Pour sa part, Salamé a assuré que la décision de l’ONU est toujours de « travailler pour la Libye en Libye ». Il a réitéré ses remerciements à la Tunisie pour son aide à cet égard.

"Quels que soient les efforts déployés par la communauté internationale, elle aura toujours besoin d'une bonne volonté libyenne pour mettre fin à la guerre", a-t-il martelé.

Depuis le 4 avril, des affrontements ont lieu, dans la capitale libyenne Tripoli, entre les forces du gouvernement d’entente nationale et les forces de Khalifa Haftar. Ces dernières avaient lancé une opération militaire pour prendre la main sur Tripoli, sauf qu’elles se trouvent incapables d’avancer face aux forces du gouvernement.

Le conflit sur le pouvoir se poursuit en Libye, depuis 2011, entre le gouvernement d’entente nationale, reconnu à l’échelle internationale, et Haftar, soutenu par le parlement de Toubrouk.



 

Adel Thebti, Mona Saanouni

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 



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