Des milliers de libyens manifestent pour dénoncer les attaques de Haftar contre Tripoli

Dans la nuit de mardi à mercredi, les forces de Haftar ont mené des frappes aériennes sur l’une des cités les plus peuplées de Tripoli et d'autres quartiers résidentiels.

Des milliers de libyens ont manifesté vendredi dans les rues de Tripoli et de Mistrata (200 Km à l’est de la capitale), pour dénoncer les attaques du général à la retraite Khalifa Haftar contre la capitale libyenne.

Dans la nuit de mardi à mercredi, les forces de Haftar ont mené des frappes aériennes sur l’une des cités les plus peuplées de Tripoli et d'autres quartiers résidentiels.

Les protestataires, qui affluent encore vers la place des Martyrs dans le centre de la capitale libyenne, ont brandit des banderoles revendiquant des poursuites judiciaires contre Haftar en tant que criminel de guerre pour avoir bombardé des quartiers résidentiels à Tripoli.

Ils ont également défilé avec des photos du chef de l’Etat français Emmanuel Macron et du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, et ont scandé des messages les appelant à cesser d’appuyer le commandant de l’armée libyenne national (ANL), affirmant que « soutenir Haftar est une déclaration de guerre ».

Jeudi, le ministre libyen de l'Intérieur du gouvernement d'entente, Fathi Bachagha, a ordonné d'arrêter de traiter avec la France, en raison de son soutien au général à la retraite, Khalifa Haftar.

Le président du Conseil présidentiel Fayez el-Sarraj a, lui, souligné que les forces de Haftar commettaient « des crimes contre les civils et l’Humanité», tout en dénonçant la destruction d'infrastructures avec des armes lourdes, dont l'utilisation est interdite dans les villes.

Des chaînes de télévisions locales ont, également, diffusé vendredi des images de manifestants rassemblés à proximité du théâtre des Martyrs à Misrata, en réponse aux appels des organisations de la société civile.

Le général Khalifa Haftar a lancé le 4 avril une offensive contre la capitale Tripoli, mais ses forces se sont heurtées à une grande résistance de la part de l’armée de l’ouest dans la périphérie sud de la capitale. Elles ont toutefois poursuivi leurs attaques en bombardant des quartiers densément peuplés à Tripoli.

Quatorze personnes, dont quatre travailleurs du secteur de la Santé, ont été tuées et 40 autres blessées dans ces frappes, selon la Mission onusienne.

Un récent bilan de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) fait état de 205 morts et au moins 913 blessés, depuis le début des affrontements.

 

 

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


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