À la découverte des monuments ottomans de la Médina de Tunis

Une visite guidée organisée par le centre culturel Yunus Emre.

Le centre culturel turc Yunus Emre de Tunis a organisé vendredi une visite dans la Médina de la capitale tunisienne qui a permis aux participants de découvrir nombre de monuments datant de l’époque ottomane (1574 - 1613).

Cette visite à laquelle ont participé des élèves du centre Yunus Emre et de nombreuses personnalités, enseignants et autres assoiffés de la culture turque, leur a permis de retrouver les traces de la présence ottomane dans la Médina de Tunis.

Guidée par le médiateur culturel Hatem Bourial, elle a conduit les visiteurs à la découverte de diverses facettes de cette présence à commencer par le Divan, le plus ancien monument ottoman de la Médina de Tunis datant du XVIème siècle, qui était le siège du pouvoir ottoman, avant d’abriter le Tribunal charaïque en 1956.

Ce fut ensuite, la visite de la mosquée Yussuf Dey qui est le plus ancien sanctuaire hanafite de Tunis, en passant par la visite de Dar Othman qui se trouve dans un des quartiers périphériques de la capitale et qui est l’une des dernières demeures des dignitaires ottomans en Tunisie.

La tournée a englobé aussi les anciennes casernes (kichla) ottomanes qui sont nombreuses dans la Médina de Tunis, qui abritaient dans le temps les bataillons des Janissaires (Inkichariyn), ainsi que l’actuelle ”Berka” (souk des bijoutiers), ancien “souk Trouk” (souk des Turcs) consacré à l’époque aux tailleurs turcs.

“Les monuments visités ont connu des changements au cours des siècles. Evidemment, lorsqu’on est au XIXème siècle, on peut avoir une sorte de superpositions husseinites au-dessus d’un substrat qui, lui, est ottoman”, explique Hatem Bourial en fin connaisseur de l’histoire de la ville.

Pour lui, “il y a une dialectique des monuments, il y a un mouvement et, là, ce que nous avons vu, ce sont des bâtiments qui ont évolué au cours des siècles. Il n’est reste pas moins que ce sont les lieux précis de la mémoire ottomane”.

En effet, note-t-il, “il y a eu des transformations des monuments originaux. Tout a été ré-employé pour de nouvelles fonctions”.

Il cite l’exemple de l’une des casernes principales qui est devenue aujourd’hui l’hôpital Aziza Othmana, ainsi que celui d’une autre caserne qui a longtemps abrité la bibliothèque nationale d’El Attarine Le Divan, lui, abrite désormais une bibliothèque publique. Dar Othman accueille un service du ministère des affaires culturelles.

“Ce qui est frappant dans ces monuments, c’est leur cachet architectural. Le marbre des murs et des portiques demeure intact et porte encore des inscriptions ottomanes. C’est un trésor qu’il importe de préserver, parce que cela fait partie de notre patrimoine”, a confié à l’agence Anadolu, Fatma Ben Mahmoud qui se dit descendante d’une famille turque, les Torjman, venue d’Izmir.

Hatem Bouriel envisage d’autres visites similaires mais “plus approfondies” de ces monuments ottomans partie intégrante du patrimoine de la Médina de Tunis.

 

 

Bouazza Ben Bouazza, Nadia Chahed

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


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