Al-Sarraj demande que Haftar soit jugé pour des crimes de guerre

Dans un message adressé à la procureure générale de la Cour pénale internationale.

Le président du Conseil présidentiel du gouvernement libyen d’entente nationale, Fayez al-Sarraj, a appelé la Cour Pénale Internationale (CPI) à enquêter sur « les crimes et les violations » commis par les forces de Khalifa Haftar et à les traduire en justice.

Dans un message adressé à la procureure générale de la CPI, Fatou Bensouda, Al-Sarraj a indiqué que la Cour libyenne fournira à la CPI tous les documents et les preuves nécessaires.

Le président du Conseil présidentiel a souligné que les forces de Haftar commettent « des crimes contre les civils et contre l’Humanité et détruisent l’infrastructure par les armes lourdes, interdites dans les villes ».

Al-Sarraj a ajouté que les forces de Haftar ont « visé les maisons des citoyens, les écoles et les hôpitaux » en plus de « l’enrôlement des enfants et des abus contre les prisonniers et les corps des personnes tuées ». Il a considéré, dans ce contexte, qu’il s’agit de "crimes de guerre".

Il a appelé à traduire en justice les éléments impliqués dans ces crimes, dont principalement le général à la retraite, commandant des forces de l'est, qui a donné l’ordre d’attaquer la capitale Tripoli.

Plus tôt dans la journée du mercredi, Al-Sarraj avait promis de poursuivre en justice le général à la retraite, commandant des forces de l’est, Khalifa Haftar, après l’attaque contre la cité Abou Salim, dans le sud de la capitale Tripoli.

Six morts, dont 5 femmes, sont tombés lors d’un bombardement aux roquettes contre la cité Abou Salim (l’une des plus grandes cités de la capitale), mardi soir.

Il s’agit de la première fois où Al-Sarraj accuse Haftar d’être un criminel de guerre.

Depuis le 4 avril, des affrontements ont lieu, dans la capitale libyenne Tripoli, entre les forces du gouvernement d’entente nationale et les forces de Khalifa Haftar. Ces dernières avaient lancé une opération militaire pour prendre la main sur Tripoli, sauf qu’elles se trouvent incapables d’avancer face aux forces du gouvernement.

Le conflit sur le pouvoir se poursuit en Libye, depuis 2011, entre le gouvernement d’entente nationale, reconnu à l’échelle internationale, et Haftar, soutenu par le parlement de Toubrouk.

 

 

Walid Abdallah, Mona Saanouni

Photographie : Le président du Conseil présidentiel du gouvernement libyen d’entente nationale, Fayez al-Sarraj

Archive, Agence Anadolu

 

 



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