L'envoyé spécial de l'ONU qualifie les raids sur Tripoli de «crimes de guerre»

L’envoyé spécial de l’ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, a condamné, mercredi, des bombardements aléatoires ayant ciblé des quartiers résidentiels dans la capitale libyenne Tripoli dans les dernières 24 heures.

« Faire usage d’armes et d’engins explosifs de manière aléatoire dans des zones urbaines est un crime de guerre », a-t-il indiqué dans un communiqué publié sur le compte Twitter de la Mission onusienne en Libye.

« La responsabilité de ces actes n’incombent pas ses auteurs uniquement, mais également tous ceux qui en sont les décideurs », a-t-il ajouté.

Quatorze personnes, dont quatre travailleurs du secteur de la Santé, ont été tuées et 40 autres blessées dans ces frappes, a annoncé la Mission onusienne dans son communiqué.

La même source a souligné la nécessité de respecter intégralement les lois internationales et le droit humain et prendre les mesures susceptibles de protéger les civils et les établissements civils.

Les forces de la région de l’est dirigées par le général à la retraite Khalifa Haftar – appuyé par le Parlement de Tobrouk – ont mené dans la nuit de mardi à mercredi des frappes aériennes sur l’une des cités les plus peuplées de Tripoli, Abou Salim.

Plusieurs autres roquettes sont tombées dans les quartiers d'al-Ghararat, Souk al-Jomaa et à Salaheddine, sans faire de blessés.

Le président du Conseil présidentiel libyen, Fayez el-Sarraj, a indiqué, lors d’une visite dans la matinée de mercredi aux zones les plus touchées par ces frappes, que le Gouvernement d’entente nationale irait présenter à la Cour pénale internationale plusieurs dossiers se rapportant aux violations des forces de Haftar.

Le porte-parole du Gouvernement d’entente nationale, Mouhannad Younes, a, lui, affirmé à la chaîne de télévision privée, Libya al-Ahrar, que le recours des forces de Haftar aux raids aériens contre les civils renvoyait à leur échec sur le terrain militaire.

Des affrontements entre les forces relevant du Gouvernement d’entente nationale, bénéficiant de la reconnaissance internationale, et celles de Khalifa Haftar secouent, depuis le 4 avril, la capitale libyenne Tripoli et ses environs.

 

 

Oualid Abdallah, Nadia Janane

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


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