Le Conseil de sécurité disposé à réexaminer les mesures d’embargo sur les armes en RCA

Depuis 2013, date du déclenchement de la crise politico-sécuritaire en RCA, L’ONU interdit au pays de se procurer des armes et des munitions.

Le Conseil de sécurité des Nations Unies s’est dit disposé à réexaminer les mesures d’embargo sur les armes imposées au gouvernement centrafricain pour éventuellement les suspendre ou les lever progressivement, a rapporté l'ONU sur son site.

Citant une déclaration publiée mardi soir par la Présidence du Conseil (occupée en avril par l’Allemagne), l'ONU indique que les membres du Conseil ont salué "les efforts considérables accomplis par les autorités centrafricaines, en coordination avec les partenaires internationaux, pour faire progresser la réforme du secteur de la sécurité".

Ils se félicitent également de la signature, le 6 février 2019 à Bangui, d’un accord de paix entre le gouvernement et 14 groupes armés.

Dans ce contexte, le Conseil de sécurité a l’intention de définir, au plus tard le 30 avril 2019, des objectifs de référence clairs et précis relatifs à la réforme du secteur de la sécurité, au processus de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement, et à la gestion des armes et munitions, sur lesquels il pourra se fonder pour réexaminer les mesures d’embargo sur les armes imposées au gouvernement centrafricain, précise la même source.

Ces objectifs se rapportent, notamment, au progrès dans la mise en œuvre effective par le gouvernement du programme national de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement, l'établissement par le gouvernement d’un document de planification indiquant en détail les besoins concernant les installations de stockage d’armes et munitions, la formation des membres des forces de défense et de sécurité, et la vérification de leurs antécédents, afin d’assurer la gestion de ces armes et munitions et de ces installations, et adoption de mesures concrètes pour accroître de manière satisfaisante les capacités de stockage et de gestion.

Le gouvernement devra également établir un protocole relatif à la collecte, à la destruction ou au transfert aux forces armées et aux forces de sécurité intérieure des armes et munitions en surplus, non enregistrées ou détenues illicitement qui ont été saisies par les autorités.

Il est, en outre, tenu de mettre en place un protocole relatif à l’enregistrement et à la gestion des armes livrées aux autorités centrafricaines.

Depuis 2013, date du déclenchement de la crise politico-sécuritaire en RCA, L’ONU interdit au pays de se procurer des armes et des munitions.

Les autorités centrafricaines ont à plusieurs reprises demandé la levée de l’embargo, en vain.

La Russie et la France ont obtenu depuis 2017 des exemptions, leur permettant de livrer des armes aux forces de sécurité centrafricaines dans le cadre, notamment, de la formation de l’armée.

Une demande chinoise similaire, à laquelle se sont opposé trois des membres du Conseil de sécurité (Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France) n’a pas encore abouti

 

 

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 



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