Libye : Le gouvernement d’entente nationale accuse Haftar d’enrôler des enfants dans son armée

Des mineurs ont été aperçus dans les rangs de l’armée du général à la retraite, Khalifa Haftar, selon le ministre de l’Intérieur du gouvernement d’entente nationale reconnu par la communauté internationale, Fathi Bachagha.

Le gouvernement d’entente nationale libyen a accusé, mercredi, le général à la retraite, Khalifa Haftar, d’avoir enrôlé des enfants dans les rangs de son armée.

Des mineurs « mercenaires » ont été repérés dans les rangs de l’armée de Haftar, commandant de l’armée de la région de l’est, a assuré le ministre de l’Intérieur du gouvernement d’entente, Fathi Bachagha, dans un communiqué.

« Cela fait mal au cœur, ce ne sont que des enfants et au lieu de les élever et de les éduquer, on les prépare à la mort sans considération, aucune, pour les sentiments de leurs familles (…) c’est un scandale par excellence et sans aucun doute », a-t-il dénoncé.

Bachagha a ajouté que l’offensive de Haftar contre la capitale libyenne Tripoli était « un acte illégitime et dont on ne peut accepter les conséquences ».

« Parler de paix et de consensus est une bonne chose (…), mais il ne faut pas (non plus) permettre à l’agresseur de parvenir à ses fins suivant la logique du fait accompli imposé par les armes », a-t-il poursuivi.

Mardi, le ministre libyen des Affaires étrangères, Mohamed Taher Siala, a de son côté informé le Conseil de sécurité de l’ONU de la présence d’enfants dans les rangs de l’armée de Haftar et l’a appelé à prendre les dispositions nécessaires « pour mettre fin à l’agression et imposer le retour au règlement pacifique pour résoudre la crise ».

Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) a, lui, averti contre le risque d’exposition directe au danger de près d’un demi million d’enfants en Libye à cause des affrontements acharnés à Tripoli.

Les forces de Khalifa Haftar ont lancé, jeudi dernier, une offensive militaire sur plusieurs positions au sud de la capitale.

Depuis, les combats entre les forces de l’est et celles de l’ouest font rage à proximité de Tripoli.

L’offensive de Haftar a été fortement rejetée par plusieurs pays, notamment la Turquie, les Etats-Unis.

Cette escalade des tensions intervient à quelques jours de la tenue de la conférence nationale prévue entre le 14 et 16 avril en Libye sous l’égide des Nations Unies.

 

 

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 



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