Mali / Attaque d’Ogossagou : l’Onu et l’Union africaine condamnent fermement

Le bilan revu à la hausse : 134 morts, selon l’Onu et 135 selon l’Union africaine.



Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres et le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, ont fermement condamné l’attaque contre le village d’Ogossagou-Peulh, région de Mopti au centre du Mali, précisant que le bilan était de 134 morts et de 55 blessés.

L’attaque a eu lieu samedi matin et le gouvernement malien a fait état, dans un communiqué, d’un premier bilan provisoire de plus de 100 morts parmi les civils.

« Le secrétaire général condamne fermement cet acte odieux et appelle les autorités maliennes à enquêter rapidement sur cette tragédie et à traduire ses auteurs en justice », a rapporté l’Organisation des Nations Unies sur son site, tard, dans la nuit de samedi à dimanche.

« L’attaque a coûté la vie à au moins 134 personnes et a fait 55 blessés. Des femmes et des enfants font partie des victimes », précise le communiqué.

Guterres s’est dit « choqué et outré » par cette attaque, ajoute la même source. L’Onu a fait savoir aussi que le Conseil de sécurité a condamné cette attaque.

Pour sa part, le président de la Commission de l’Union africaine, a exprimé son indignation.

« J'ai appris avec horreur et indignation le massacre survenu dans la région de Mopti, au centre du Mali, où au moins 135 civils, dont des femmes et des enfants ont été tués. Je condamne fermement cet acte ignoble », a-t-il écrit sur son compte twitter, dimanche matin.

Suite à ce massacre, la mission onusienne au Mali, Minusma, a déployé une force de réaction rapide sur les lieux du massacre dans le cadre de son mandat de protection des civils.

« En soutien au gouvernement malien, la mission onusienne a également fourni un appui aérien afin de prévenir toute nouvelle attaque et évacuer rapidement les blessés vers la ville de Sévaré à 20 kilomètres de Mopti », a indiqué ma Minusma sur son site.

Pour rappel, le dimanche 17 mars, des individus armés ont attaqué un poste de l’armée malienne de la localité de Dioura, toujours dans la région de Mopti.

Selon un bilan fourni par les Forces armées maliennes (Famas), vingt-trois (23) militaires maliens ont été tués dans cette attaque.

Dans un communiqué publié dans la nuit de vendredi à samedi sur le site de l’agence mauritanienne Al-Akhbar, un groupe à al-Qaïda a revendiqué l’attaque du 17 mars.

Depuis 2015 le centre du Mali est en proie à un climat d’insécurité assez préoccupant, alimenté, d’une part, par des groupes terroristes délogés du nord par une intervention militaire internationale et, d’autre part, par des violences intercommunautaires opposant les chasseurs dogons aux nomades peulhs.

 

 

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 

 


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