RDC: Le camp Kabila rejette le report de l'élection des gouverneurs

Suite aux allégations de corruption ayant émaillé les élections sénatoriales, le président Félix Tshisekedi, a décidé lundi de suspendre l'installation des sénateurs élus et de reporter l'élection des gouverneurs prévue le 27 mars.



le Front commun pour le Congo (FCC), plateforme politique et électorale de l'ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, a rejeté les mesures prises par le président Félix Tshisekedi, suspendant l'installation des sénateurs élus et le report sine die de l'élection des gouverneurs de provinces.

Suite aux allégations de corruption ayant émaillé les élections sénatoriales, tenues vendredi dernier et remportées par le FCC, le président Félix Tshisekedi, a décidé lundi à l'issue d'une réunion interinstitutionnelle à Kinshasa de suspendre l'installation des sénateurs élus et de reporter sine die l'élection des gouverneurs prévue le 27 mars prochain dans 24 des 26 provinces du pays.

Mesures prises pour permettre au procureur général de la République d'ouvrir une enquête sur les allégations de corruption, explique la présidence congolaise dans un communiqué, sans préciser la nouvelle date prévue pour ces élections.

Réagissant à ces décisions, le Front commun pour le Congo (FCC) a estimé, dans un communiqué publié lundi soir, qu'il revient "exclusivement" à la commission électorale indépendante (Ceni) "la charge de fixer le calendrier électoral et, le cas échéant, de le modifier".

S'agissant de la suspension de l’installation des sénateurs élus vendredi dernier, la plateforme, "fustige la tentative de freiner le processus tant attendu du renouvellement du Sénat"

Le FCC rappelle, en outre, qu'il "ne souscrit aucunement aux décisions sus indiquées qui vont à l’encontre de la Constitution, des lois de la République et de l’objectif susmentionné".

Soulignant qu'elle ne s'oppose, nullement aux enquêtes pour faits de corruption des députés provinciaux, le FCC, note que celles-ci "n’ont pas pour vocation d’entraver le processus de mise en place des institutions".

Le parti de Tshisekedi, l'Union pour la démocratie et le progrès social ( UDPS) n'a obtenu qu'un seul siège au Senat sur les 100 sièges relatifs aux 24 provinces de la RDC.

Bien que président de la République, Tshisekedi ne dispose d'aucune majorité à l'assemblée nationale et dans les assemblées provinciales qui élisent les sénateurs et gouverneurs de province.

Son premier ministre, les gouverneurs de province et plusieurs membres du gouvernement seront issus du camp Kabila.

La constitution congolaise limitant les prérogatives du président de la République, la plupart de ses décisions ne seront, en effet, valides que si elles sont contresignées par le premier ministre.

La constitution accorde, en outre, à l'assemblée nationale et au sénat [ contrôlés par le camp Kabila ] de décider de la mise en accusation du président pour des infractions comme le “délits d'initié”, “atteinte à l'honneur” , la “haute trahison” ou la “corruption”.

 

 

Pascal Mulegwa, Nadia Chahed

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


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