Mali : Les policiers menacent de manifester les 18 et 19 mars

En cas de non satisfaction de leurs revendications relatives à de meilleures conditions de travail.



Les policiers maliens ont menace de manifester les 18 et 19 mars prochains à Bamako si leurs revendication relatives à de meilleures conditions de travail, n'étaient pas satisfaites.

Cette annonce a été faite lors d'une conférence de presse animé jeudi par les responsables de la Coordination des syndicats de la police nationale, précise le site d’informations "Malijet".

Les policiers maliens exigent la satisfaction de quinze revendications, notamment, la dotation de tous les policiers d'une arme individuelle, le versement d’une prime alimentaire et le payement de perdiems aux policiers ayant supervisé la dernière élection présidentielle, rapporte la même source.

En cas de non-satisfaction de leurs revendications, les policiers prévoient d’organiser un sit-in devant la Direction générale de la police nationale, le 18 mars et un autre devant le ministère de la Sécurité et la protection civile le 19 mars.

Ces dernières semaines, le Mali fait face à une montée de revendications sociales et de mouvements de protestation. Après plusieurs semaines de grève, les enseignants étaient dans les rues mardi dernier pour exiger la satisfaction de certaines revendications, dont le payement des primes de logement et l’accès aux services sociaux de l’Etat, entre autres.

A l’issue d’une assemblée générale organisée jeudi, le Syndicat libre des travailleurs des affaires étrangères (Syltae) a décidé d’observer une grève de 72 heures, si dans une semaine il ne trouve de satisfaction à ses revendications, notamment celles relatives à l’application de certains textes accordant des avantages à ses militants.

Le climat social, de plus en plus délétère au Mali, survient quelques mois seulement après la réélection, en août dernier, du président Ibrahim Boubacar Keïta à la présidence et la reconduction de l’ancien premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga.

La réélection d’Ibrahim Boubacar Keïta, avec 67,17% au second tour, a été contestée par son principal adversaire Soumaïla Cissé créditée de 32,83%. Depuis quelques jours, les médias maliens rapportent des rencontres entre les deux hommes en vue de décrisper le climat politique.

 

 

Kané Illa, Nadia Chahed

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 



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