L'opposition algérienne contre toute ingérence étrangère dans les affaires internes du pays

Des partis de l’opposition algérienne ont appelé jeudi à reporter l’élection présidentielle prévue le 18 avril 2019. Ils ont également réclamé le démarrage d’une phase transitoire.



Un communiqué conjoint signé par plusieurs partis de l’opposition et des personnalités opposantes a affirmé que cette phase transitoire vise à préparer le climat politique en Algérie et à mettre en place les conditions légales pour garantir les droits et libertés du peuple dans le choix de ses dirigeants. Ni la nature de cette phase transitoire ni l’identité de ceux qui la mèneront n’ont été spécifiées.

Le communiqué de l’opposition algérienne qui s’est réunie au siège du parti Talaie El Houriat présidé par Ali Benflis, affirme que la tenue d’une élection présidentielle dans de pareilles circonstances constitue un risque pour la stabilité du pays.

Parmi les parties signataires de ce communiqué figuraient les anciens chefs du gouvernement, Ali Benflis, Ahmed Benbitour et Said Ahmed Ghazali, l’ancien ministre de la communication, Abdelaziz Rahabi et le président du mouvement « société de paix » Abdelrazak Mokri.

Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs et ancienne candidate à la présidentielle de 2004 a également participé à la réunion des forces de l'opposition algérienne.

L'opposition algérienne a, également, affirmé qu'elle rejette toute ingérence extérieure dans les affaires internes du pays. Ce rejet intervient en réaction aux positions de plusieurs pays occidentaux, à l’instar de la France et des Etats-Unis, qui ont exprimé leur préoccupation par la situation en Algérie.


La dernière réunion des partis de l’opposition en Algérie s’est tenue lundi. Une réunion à l’issue de la quelle l’opposition a appelé les autorités à annoncer la vacance du poste du président de la République en raison de l’état de santé du Président.

Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a mis en garde, jeudi, contre l’infiltration du mouvement populaire opposé à sa candidature pour un cinquième mandat, appelant à la vigilance contre toute tentative venant de l'intérieur ou de l'extérieur du pays.

Bouteflika, avait annoncé le 10 février sa candidature pour la prochaine élection présidentielle, en réponse à l’appel de ses partisans. Il a également promis aux Algériens la tenue d’un congrès sur les grandes réformes en Algérie.

L’Algérie connaît depuis cette annonce un large mouvement populaire et des manifestations quasi-quotidiennes appelant Boutelika à ne pas se porter candidat à la prochaine élection présidentielle.

 

 

Abdel Razek Abdallah, Mohammed Maher Ben Romdhane

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 



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