Turquie : Cinq fois plus d’étudiants étrangers en sept ans

Turquie : Cinq fois plus d’étudiants étrangers en sept ans

"Actuellement 125 mille étudiants étrangers poursuivent leurs études en Turquie", Deniz Akar, directeur général des Foires de l’Enseignement à l’Etranger (IEFT).


"Actuellement 125 mille étudiants étrangers poursuivent leurs études en Turquie tandis que 100 mille étudiants locaux vont, chaque année, à l’étranger pour réaliser leurs études", a confié Deniz Akar, directeur général des Foires de l’Enseignement à l’Etranger (IEFT), avant de préciser que le nombre d’étudiants étrangers en Turquie, il y a sept ans, s’élevait à environ 25 mille.

Dans une interview accordée à Anadolu, Akar a fait part d’une augmentation significative dans le domaine de l’éducation internationale au cours des dernières années, avant d’ajouter que les étudiants turcs, ainsi que leurs familles, préfèrent réaliser des études, à différents niveaux, à l’étranger.

Il explique que les destinations plébiscitées par les étudiants peuvent être classées selon trois catégories.

"En premier lieu les pays tels que les Etats-Unis, l’Angleterre et le Canada. Ce sont les pays qui attirent toujours le plus d’étudiants. Les préférences des étudiants locaux vont également en ce sens. Le second groupe est celui des pays européens et les pays d’Europe de l’Est. Le dernier groupe sont les pays qui ont émergé au cours des dix dernières années, soit la Russie, la Chine et la Malaisie. Dernièrement, les étudiants locaux ont manifesté leur intérêt pour ces destinations".

Il explique que les frais d’études sont très élevés dans les pays tels que les États-Unis, l’Angleterre et le Canada, où les frais annuels varient entre 50 mille et 150-200 mille livres turques (soit entre 11 mille et 42 mille euros).

"Dans les pays du second groupe comme en Allemagne, en France et en Macédoine, par exemple, les frais annuels s’élèvent entre 15 mille et 50 mille livres turques (soit entre 3 mille et 11 mille euros). Enfin, les frais annuels pour la troisième catégorie sont estimés entre 5 mille et 15 mille livres turques (soit entre mille et 3 mille euros)".

Indiquant l’existence d’un grand intérêt pour le Canada, Akar souligne que l’Angleterre reste un pays convoité par les étudiants locaux et leurs familles. Au cours des dernières années, la Chine et la Russie, ont également attiré les étudiants turcs en raison notamment des développements dans les domaines de l’économie, de la défense et de la technologie, a-t-il confié.


"L’étudiant turc ne quitte pas son pays"

Deniz Akar a fait savoir que chaque année environ 100 mille étudiants locaux, obtiennent des visas dans les différents consulats afin de réaliser leurs études à l’étranger.

"C’est un sujet auquel nous nous intéressons lors des foires et autres plateformes", indique Akar concernant "la fuite des cerveaux en Turquie".  

"A cet égard nous faisons des sondages auprès des étudiants et des parents. Lors de la dernière enquête réalisée nous avons obtenu un résultat opposé de la perception actuelle. Les familles envoient leurs enfants à l’étranger afin qu’ils bénéficient d’une bonne formation, mais pour revenir par la suite et ainsi utiliser leurs connaissances dans leur pays. Ce qui est surprenant, est qu’environ 18% des familles souhaitent que leurs enfants s’installent à l’étranger. Mais là encore, il pourrait s’agir d’un séjour à durée limitée".


Le facteur Trump aux Etats-Unis

Akar explique que l’arrivée de Trump au pouvoir, ainsi que les réglementations relatives à l’octroi de visas aux étudiants issus de pays musulmans, sont des facteurs qui ont considérablement diminué l’arrivée des étudiants étrangers aux États-Unis.

"Certains étudiants turcs n’ont plus envie de se rendre aux États-Unis pour y poursuivre leurs études", a-t-il souligné.

A titre d’exemple, le nombre d’étudiants turcs aux États-Unis, qui s’élevait à 10-11 mille, a diminué et atteint 8-9 mille étudiants, a précisé Akar soulignant que la situation à travers le monde est similaire.



La moitié des étudiants étrangers dans des universités privées

La Turquie figure parmi les pays qui ont réussi à mettre en place un équilibre entre le nombre de départs des étudiants locaux et le nombre d’arrivées des étudiants étrangers, indique Akar.

Il ajoute que les universités privées jouent un rôle primordial dans l’accueil des étudiants étrangers, puisque la moitié d’entre eux poursuivent leurs études dans ces établissements privés.

En outre, il a fait savoir que les étudiants originaires d’Afrique, qui avaient tendance à préférer les États-Unis ou encore les pays de l’Europe occidentale, pour la poursuite de leurs études, choisissent désormais de se rendre en Turquie. Selon le directeur, cela illustre le développement de la Turquie dans le domaine de l’enseignement supérieur, un développement qui fait d’elle un concurrent de la Chine.

Akar précise que les étudiants étrangers s’inscrivent essentiellement dans les facultés d’ingénierie et de sciences sociales et de conclure que les écoles de médecine, les départements pharmaceutiques et la médecine dentaire suscitent également un grand intérêt.


Eda Fatma Topçu, Tuncay Çakmak
Photographie : Yağmur Güzel, Agence Anadolu

 


 

 

 

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